Les aventures de T.I.N.A : THE MATRIX

Apocalypse 13

La bête qui monte de la mer

13.1   Et il se tint sur le sable de la mer. Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème.

13.2   La bête que je vis était semblable à un léopard; ses pieds étaient comme ceux d’un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, et son trône, et une grande autorité.

13.3   Et je vis l’une de ses têtes comme blessée à mort; mais sa blessure mortelle fut guérie. Et toute la terre était dans l’admiration derrière la bête.

13.4   Et ils adorèrent le dragon, parce qu’il avait donné l’autorité à la bête; ils adorèrent la bête, en disant: Qui est semblable à  la bête, et qui peut combattre contre elle?

13.5   Et il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes; et il lui fut donné le pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois.

13.6   Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel.

13.7   Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation.

13.8   Et tous les habitants de la terre l’adoreront, ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l’agneau qui a été immolé.

13.9   Si quelqu’un a des oreilles, qu’il entende!

13.10 Si quelqu’un mène en captivité, il ira en captivité; si quelqu’un tue par l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée. C’est ici la persévérance et la foi des saints.

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TINA, vous vous rappelez de cette charmante jeune femme ?

T.I.N.A. = there is no alternative

ça roule vers le meilleur des mondes… circulez, y a rien à voir, faite nous confiance…de toutes façons vous ne pouvez rien faire d’autre…pas d’alternative à la mondialisation heureuse et galopante !

souvenez vous aussi du fameux discours d’Arthur Jensen dans « Network » de Sidney Lumet, dont j’ai déjà parlé ici :

http://www.blogg.org/blog-30140-billet-network_de_sidney_lumet___the_world_is_a_business-1116212.html

http://www.youtube.com/watch?v=rOXjqFxM8bg&feature=related

Je me la représente, Tina, comme une de ces jeunes et brillantes « executive women » qui semblent vouloir croquer le monde comme une…pomme ? ou une poire ? ou bien une orange ? « la terre est bleue comme une orange » (Eluard).

Tina est efficace, c’est là son moindre défaut, et elle a les dents longues (pour manger quoi, on se le demande) mais la réflexion méditative n’est pas son fort : perte de temps !

Aussi ne s’étonnera t’on pas qu’elle commette des erreurs, qui toutes découlent d’une erreur fondamentale , frappant de nullité la totalité de son discours (ce qui n’est pas grave, puisque celui ci est inarticulé, donc inaudible) :

il y a toujours une alternative, au moins : la violence, la mort.

Il existe des théorèmes très précis dans ce qu’on appelle la « théorie des jeux », qui démontrent que sur le long terme, mieux vaut pour une communauté obéir aux règles de la rationalité et de la coopération, plutôt que de vouloir jouer « chacun pour soi » : c’est assez flou, comme formulation, je le sais bien, mais de toutes façons ces théorèmes ne sont pas mon propos aujourd’hui..

je me bornerai à souligner que c’est important, contrairement à ce que l’appellation « théorie des jeux » pourrait faire supposer : non seulement la théorie des décisions économiques et militaires est basée dessus (voir les travaux de john Nash), mais aussi toute la théorie de la science et de l’enquête rationnelle, puisqu’il existe, par exemple chez Jaako Hintikka, une théorisation de la vérité assise sur un modèle inspiré de la théorie des jeux : on appelle cela « game theoretic semantics », la science étant conçue comme un jeu entre la Nature et la communauté des scientifiques…

On peut donc affirmer, si l’on tient compte de ces travaux et de ces résultats, que pour toute communauté, et donc pour l’humanité, il est plus malin de s’entendre en obéissant aux normes de rationalité dégagées par les sciences, humaines ou « naturelles », que de se faire la guerre, militaire ou économique, afin de s’enrichir aux dépens de l’autre : sur le long terme, c’est une stratégie gagnant-gangant, c’est à dire que tout le monde y gagne.

Oui, seulement voilà, cette exaltante conclusion est immédiatement frappée de nullité, sinon en théorie, du moins en pratique, à cause d’un simple fait , connu de tous : le fait que l’homme est mortel !

Tout le monde y gagne sur le long terme, d’accord, oui mais…. à long terme nous sommes tous morts (Keynes). 

Dans la vie, telle que nous la connaissons, et surtout telle que nous la « pensons » (sous les auspices de la pseudo-pensée sociologisante et relativisante qui se donne pour la pensée indépassable de notre temps) il y a des gagnants et des perdants, mais ce n’est pas comme au jeu d’échecs ou de go, on ne se lève pas à la fin de la partie pour ranger la table de jeu et les pions avant de se serrer la main…

Et surtout, dans la vie (actuelle) il est beaucoup plus facile et fréquent de tricher, parce que les règles y sont beaucoup plus lâches, moins formalisées, que par exemple au jeu d’échecs…

et pourtant on peut emprunter au jeu d’échecs une « image » qui dit bien ce qu’elle veut dire : un mauvais joueur, s’apercevant que la partie est perdue, peut s’emporter et renverser l’échiquier par terre…

Dans la « vie réelle » (ou plutôt si peu « réelle », car ne tenant aucun compte de la seule « réalité » qui est Dieu) cela prendra une forme un peu, beaucoup, plus grave : par exemple celle de ce dingue qui a ouvert le feu cette nuit en Virginie et que la police traque…

ou bien, celle de ces individus « dépressifs » qui prennent le volant et empruntent l’autoroute à contre-sens, par temps humide…

L’homme « irrationnel » peut toujours se retirer du jeu, dans la vie comme aux échecs, en brisant l’échiquier, ou lui même…

Ceci s’appelle : la pure violence, qui est toujours possible, et qui consiste à faire voler en éclat les règles du jeu, ou de la rationalité, et les corps..

Et Eric Weil oppose fort justement, dans « Logique de la philosophie », la Raison  à la pure violence, personnifiée selon lui par Adolf Hitler, qu’il appelait son seul Maître : il voulait dire par là que la violence pure du nazisme, qu’il avait fuie en 1933 pour venir en France, lui avait « enseigné » , de façon négative, ce qu’est le pôle opposé à la violence : la Raison.

La philosophie est la recherche de la Vérité au moyen de la raison, elle est donc, elle et elle seule, refus de la violence.

Les prétendues « lois de la Nature » (qui prennent de plus en plus la forme de symétries mathématiques) que cherche, et trouve, la physique (newtonienne, lagrangienne, hamiltonienne, relativiste puis quantique), sont l’analogue des « règles » du jeu d’échecs ou de go pour les joueurs : quelqu’un qui croirait (comme cela se trouve dans les versions vulgaires de la science et les philosophies « matérialistes » ou « naturalistes » de drugstore qui en dérivent) ressemblerait à ce joueur d’échecs qui s’imagine qu’il EST, en tant qu’être de chair, la même chose que ses pièces sur l’échiquier, et qu’il va mourir  dès que son Roi sera mis échec et mat.

Et c’est bien une telle folie qui s’est produite à partir du 18 ème siècle, et de l’émergence d’interprétations de plus en plus naturalistes, puis « matérialistes », de la science… seulement la différence est que le joueur d’échecs est démenti par la réalité, il voit bien qu’il reste en vie même si son roi est mis « échec et mat »…

tandis que la folie matérialiste, où nous sommes tous plongés aujourd’hui, rien ne peut la démentir, aucun arbitre « divin » ne vient siffler la fin de la partie, la seule façon de sortir de ce rêve, ou plutôt de ce cauchemar éveillé, est un éveil, obtenu par un très dur travail spirituel, celui de la philosophie véritable, que bien peu ont la force et le courage d’accomplir… et d’ailleurs ceux qui se nomment « philosophes » font tout autre chose que ce travail en vue de l’éveil : bien souvent même, ils s’enrôlent au service de l’athéisme matérialiste et de sa sophistique !

 Au fond, qu’est ce que TINA, en qui nous personnifions la mondialisation actuelle, qui devrait plutôt être appelée « démondialisation » voire démonisation ?

Elle est l’héritière, ou le dernier stade, de la folie « naturaliste » que nous venons de décrire. Elle et intégralement et littéralement folle, et c’est pour ça qu’elle est incapable de réfléchir (ce qui n’est possible que par le « don » de l’Esprit, du Principe, de Dieu), elle « croit » et fait croire à ceux qui la servent que les règles sont intangibles et « absolues ».

C’est cela l’idolâtrie qui est la marque de l’Esprit du Temps : porter à l’absolu (pseudo-absolu, en fait) ce qui n’est que convention d’ordre « sociologique », règles d’un jeu social ou économique même mondial…

TINA ne « voit » pas l’alternative qui est toujours possible, celle de la violence et de la mort (celle que mettent en oeuvre les terroristes islamiques qui se font sauter eux mêmes) pour une raison simple : elle EST elle-même violence, et MORT.

C’est l’évidence que nous met sous les yeux un film que j’ai commenté il y a quelques années : « La question humaine » :

http://www.blogg.org/blog-64760-billet-la_question_humaine__ou_la_lumiere_fossile_de_la_shoah-664822.html

« »On tente de montrer que l’époque moderne s’est construite dans la lumière fossile de la Shoah; elle est empreinte de sa violence » : ainsi s’exprime Nicolas Klotz, réalisateur du film qui vient de sortir sur les écrans, « La question humaine ».»

Qu’est ce que l’Occident actuel, comment se présente t’il ?

comme une figure inédite de la MORT, ainsi que la décrit de manière prodigieuse Michel Henry à la fin de son ouvrage sur le destin du communisme, où il adapte la légende de celui qui se rend à Samarcande pour fuir la mort, à Samarcande où il est « écrit » qu’il doit la rencontrer…

au fond, nous devenons fous parce que nous ne lisons plus la Bible, ou plus de la manière dont il faut la lire, notamment quand elle parle de ces « lois » non écrites mais intangibles que nous devons chercher au fond du coeur, en rentrant en nous mêmes..

et les différentes idolâtries qui sont nées de là (jusqu’à la dernière, l’Islam) ont consisté à confondre l’esprit et la lettre, à croire que des lois humaines provisoires seraient ces « lois divines » indicibles, qu’il faut chercher « dans le coeur ».

J’ai dit « jusqu’à la dernière l’Islam » … c’est peut être faux! car la « dernière » idolâtrie, c’est celle de TINA, qui apparemment ne sort pas de la Bible, qui s’y oppose radicalement… mais c’est peut être là un faux semblant, et ce n’est pas une coîncidence si Tina marche main dans la main avec l’idolâtrie islamique..

car les deux procèdent de la même façon : en portant à l’Absolu (qui n’appartient qu’à Dieu) ce qui est relatif, en construisant de toutes pièces un pseudo-absolu…

 aussi comprend on la haine de TINA envers le christianisme et la philosophie véritables, et son apologie de la « tolérance » envers l’Islam comme envers le matérialisme athée qui en est apparemment le contraire…mais j’ai déjà démontré ici que l’Islam est un athéisme et un matérialisme radical…

TINA et l’Islam, ne seraient ce pas les deux Bêtes dont parle l’Apocalypse ?

Cette haine, nous pouvons et nous devons l’appeler de son nom : misosophie (et beaucoup de ceux qui s’autoprocalament « philosophes » devraient en fait s’appeler « misosophes« , le premier d’entre eux et le plus dangereux étant Alain Badiou, qui de plus a le culot de se vêtir d’oripeaux platoniciens et de se présenter comme l’adversaire des sophistes « antiphilosophes »modernes comme Wittgenstein , alors qu’il est le premier d’entre eux !!).

 terme  que nous empruntons à un livre prodigieux et qui fera date, que je viens d’acquérir, mais j’en parlerai sous peu ici ou sur l’autre blog : https://leserpentvert.wordpress.com :

« La Vérité captive ; de la philosophie » par Maxence Caron

http://ab2t.blogspot.com/2009/11/merveilleuse-conference-de-maxence.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maxence_Caron

 Oui, ce livre ne peut que nous « interpeller » comme on dit, nous spécialement qui avons fait ce blog où nous nous réclamons d’une pensée de l’immanence radicale.

Car Maxence Caron voit dans l’obsession unilatérale de la pseudo-pensée de l’époque « outre-moderne », favorable au fluent, au devenir, au transitif, à l’immanence, et refusant toute transcendance, tout Principe, toute référence à l’être, l’origine de notre situation terrible, celle  d’esclaves de Tina…

Levons pour finir une équivoque : Tina serait elle incarnation du Féminin, annonce de la fin des idéologies patriarcales ou masculines et du règne de la Femme ?

On comprendra que ce n’est certainement pas pour me donner un teint « politiquement correct » que je réponds : NON !

Tina est l’incarnation (systémique, idéologique) de la pensée « lunaire », s’élevant contre les conceptions dites « solaires »…et ce n’est pas un hasard si l’Islam est de nature lunaire, et le christianisme de nature « solaire » : deux conceptions absolument irréconciliables !

Les conceptions du monde de nature lunaire privilégient le fluent, l’héraclitéisme bon marché, le relatif, le passif, le souple, le changeant, le « sentimental » sur le « rationnel », le « féminin » si l’on veut, mais cela ne se rapporte pas obligatoirement aux femmes et aux hommes empiriques : il y a des femmes solaires, et des hommes lunaires.

TINA est le pôle Nature, prakriti, qui se seait émancipé du pôle solaire, Esprit, « purusha ».

Cela est impossible ? et pourtant cela est le cas, et nous avons suggéré qu’il faut  voir l’origine de cette pathologie monstrueuse , non pas comme le croient Guénon et Garaudy dans l’Occident moderne, mais dans l’interprétation « folle » de la science qui a « oublié » le Sujet constituant de cette science.

Ou plutôt, où le sujet s’est oublié lui même, et s’est emprisonné dans cette « prison » objective des « lois de la nature » , qu’il a lui même bâtie, en jetant la clé, c’est à dire en se réduisant lui-même  à une …subjectivité (individuelle).

La bête qui monte de la terre

13.11 Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon.

13.12 Elle exerçait toute l’autorité de la première bête en sa présence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie.

13.13 Elle opérait de grands prodiges, même jusqu’à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes.

13.14 Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui était donné d’opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l’épée et qui vivait.

13.15 Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués.

13.16 Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front,

13.17 et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom.

13.18 C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six.

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Pour ceux qui n’auraient pas admis la conclusion de l’article précédent , selon laquelle TINA (= la mondialisation mortelle issue du matérialisme-naturaliste occidental, déjà dénoncé par Husserl en 1936) et l’Islam marchent main dans la main parce que ce sont les deux Bêtes montant de l’Abîme… 

Le procès contre Geert Wilders commence aujourd’hui, 20 janvier, voir cet article sur l’excellent blog bivouac-Id de lutte contre le naziSSlam: 

http://www.bivouac-id.com/2010/01/20/fitna-le-retour-soutenez-geert-wilders-a-lheure-de-son-proces/ 

C’est bien le gouvernement et la justice des Pays-Bas qui poursuivent Geert Wilders et tentent de lui dénier toute liberté d’expression et d’action politique ! pas Ben Laden ou je ne sais quel gouvernement fantoche d’un quelconque état fasciste-islamique ! 

Si cela ne vous suffit pas… 

Inutile non plus de souligner que les mêmes Pays-Bas sont un pays en pointe dans la guerre idéologique pour l’ouverture économique  totale des frontières et la dérégulation… 

Si jamais Geert Wilders était condamné, cela voudrait dire qu’en Europe on peut critiquer toutes les religions et idéologies (et même les insulter), toutes sauf une : l’Islam ! 

Cela voudrait dire que les européens doivent  assister sans aucune possibilité d’action politique à l’invasion de leur pays, l’Europe, par le naziSSlam, une invasion qui n’est même pas militaire, mais cela revient au même : il est impossible , en démocratie, d’empêcher des clandestins d’entrer, et ensuite il est quasiment obligatoire de les régulariser un jour ou l’autre. 

bien entendu, la « main invisible » qui téléguide les associations humanitaires et antiracistes qui réclament à cor et à cris la « régularisation » des sans papiers, c’est celle du patronat, et des multinationales, trop contents de pouvoir ainsi trouver une main d’oeuvre à bas prix et de pouvoir ainsi empêcher toute revendication salariale … 

et derrière les acteurs économiques et politiques, y a t’il une autre « main invisible » ??? 

Je réponds OUI, et rappelle les propos de Saint Paul, disant que nous combattons non pas des groupes humains mais des hiérarchies spirituelles, angéliques ou démoniaques. 

L’anthroposophie nomme Ahriman la « Bête », l’entité démoniaque qui tire les ficelles de TINA, et Lucifer celle qui est derrière l’Islam. 

Mais Saint Paul parle aussi d’un Mystère d’iniquité, et l’anthroposophie parle aussi d’une troisième entité, Sorat.. 

Ahriman « veut » attacher les hommes à la matière et les rendre esclaves, Lucifer « veut » les couper de toute assise terrestre et « réelle » dans une pseudo-spiritualité imaginaire, fantasque et fanatique… 

Sorat veut la destruction totale de l’humanité : faire que tout soit comme si jamais il n’y avait jamais eu d’humanité. 

Comme je le disais dans l’article précédent sur l’erreur de TINA : 

http://www.blogg.org/blog-30140-date-2010-01-20-billet-l_erreur_fondamentale_de_tina-1138415.html 

ce que TINA n’a pas compris c’est qu’il y a toujours une alternative : la violence. 

aussi son nom : T.I.N.A. = there is no alternative est il un mensonge. 

a votre avis : si toute action politique contre l’islamisation de l’Europe est interdite, quelle sera l’alternative ? car il y en a toujours une ! 

En fait, dire que TINA n’a pas compris n’est pas une formulation appropriée : les pouvoirs politiques et économiques qui mènent la mondialisation heureuse vers « Brave new world » savent très bien que la violence et la guerre civile sont un danger permanent, ils ne savent même que ça, et c’est d’ailleurs pour réduire le risque de violence qu’ils tentent d’interdire toute critique de l’Islam, parce qu’ils ont peur que cela n’entraîne les masses islamiques à la violence et à la guerre civile. 

Mais dans le même temps ils laissent les islamistes libres, eux, de proférer des monstruosités et des appels à la violence : il y a donc discrimination puisque les européens voulant critiquer l’Islam sont réprimés alors que les islamistes ne le sont pas. 

D’ailleurs la régularisation massive des sans papiers est une autre discrimination car l’immigration clandestine est une infraction : régulariser, cela veut dire qu’on ne punit pas cette infraction; dans le même temps, on réprime toute infraction de la part des « souchiens »…discrimination ! 

encore un exemple de discrimination ? laisser les musulmans de Barbès bloquer les rues de Paris pour la prière collective, et dans le même temps mettre des contraventions aux automobilistes… 

encore une fois, TINA est elle même pure violence, réfraction de la lumière fossile de la Shoah.. 

il n’est donc pas étonnant qu’elle ne « voit » pas l’alternative toujours possible… parce que cette alternative violente et destructrice, c’est elle même qui l’EST ! 

en attendant, employons les (maigres) possibilités d’action non violente qui nous sont laissées pour l’instant ! 

Dans l’article de Bivouac-Id ci dessus sont expliqués les moyens d’agir.. 

souvenez vous que c’est votre, c’est notre avenir qui se joue ici… 

et en attendant, regardons à nouveau FITNA: 

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Post Scriptum (22 janvier 2010) : 

pour ceux qui s’interrogeraient encore sur la nature réelle de TINA et son existence, on peut la voir en action avec ce rapport sur le « racisme sur Internet » remis aujourd’hui à Fillon: 

http://www.foruminternet.org/specialistes/veille-juridique/actualites/remise-au-premier-ministre-du-rapport-lutter-contre-le-racisme-sur-internet-2993.html 

http://www.fdesouche.com/articles/94773 

tout cela n’a évidemment aucun rapport avec une lutte véritable contre le racisme, qui passerait d’abord par une limitation drastique des flux d’immigration vers l’Europe en provenance de pays islamiques, et par un arrêt de toute « régularisation de sans papiers ».. 

Nous assistons peu à peu à la mise en place d’une société totalitaire, analogue à la stalinienne et la maoïste : « Brave New World » … le meilleur des mondes ! *************************************

Alain BADIOU, dans son entretien « d’une rare violence » avec Finkielkraut, ne manque pas d’air:

http://bibliobs.nouvelobs.com/20091217/16522/finkielkraut-badiou-le-face-a-face

https://leserpentvert.wordpress.com/2010/01/13/le-debat-badiou-finkielkraut/

Je regrette une fois de plus que Finky s’enferre sur le cas Polanski, et là on peut dire qu’il franchit allègrement le mur du con : ce serait l’extrême droite fascisante (par volonté d’ordre moral et par antisémitisme) ET le ressentiment populaire (contre les créateurs) qui se seraient donné la main dans cette affaire pour persécuter le pauvre cinéaste! quand on en arrive là, mieux vaut aller se coucher…

mais cette regrettable crise de gâtisme se situe à la fin de l’entretien, et sur ce qu’il dit auparavant , notamment à propos de Badiou, je suis pleinement d’accord. Badiou est plus qu’un supplétif ou un second couteau de TINA (la mondialisation), il est le général en chef de son armée….

prenez ce propos de lui (concernant les burqas, minarets, crucifix, bref les questions qui fâchent):

«Ces questions sont insignifiantes, c’est ça ma conviction. Moi je suis sur ces questions un nietzschéen rigoureux. Dieu est mort, et depuis longtemps. Donc il faut partir de l’idée que quand on est face à de phénomènes dits de civilisation ou de religion, ils dissimulent autre chose que leur qualité apparente. Qu’est-ce qui se tient vraiment là-derrière ? On ne voit pas de nouvelles figures mystiques, des  penseurs religieux profonds, une théologie novatrice, etc. On ne voit rien de ce genre. On voit des agitateurs organisés, des attentats anonymes, des phraséologies tout à fait stéréotypées. Alors quelle est la figure politique qui se dissimule derrière cette phraséologie de l’islamisme radical ? En tout cas, pour ce qui est d’être identitaire, elle l’est ! Et vous voudriez l’imiter, vous voudriez lui opposer une défense quasi désespérée de la « civilisation occidentale », ou de l’« identité française »,  investie et menacée  par les barbares…»

ça vaut la peine de disséquer un peu ce petit bijou d’hypocrisie et de sophistique (sophistiquée…enfin pas trop)… ça vaut la perte de temps, de toutes façons on perd toujours son temps avec Badiou.

« On ne voit pas de théologie novatrice » : qui ça, « on » ? Heidegger nous a appris à nous méfier du « on« …est ce Badiou lui même ? alors je lui rétorquerai avec le livre de Maxence Caron : « La Vérité captive », qui est rien moins qu’une rénovation complète de la philosophie, ET de la théologie, qui renverse les barrières artificielles érigées (notamment par Badiou) entre foi et raison…et puis comment Badiou peut il être sûr qu’il n’existe pas et qu’il n’existera plus jamais de théologie novatrice et profonde ?

 Ah oui… j’oubliais ! « Dieu est mort »…le nietzschéen rigoureux… »Donc il faut partir de l’idée que quand on est face à de phénomènes dits de civilisation ou de religion, ils dissimulent autre chose que leur qualité apparente » !!!

eh ben voyons ! « il faut » : on est sommé d’obéir aux ordres de Badiou, comme si c’était un commissaire politique du temps de Mao ! et puis je ne vois pas pourquoi ceci s’étendrait à la totalité des phénomènes dits de « civlisation » ?

On lui accordera que l’islamisme radical est « identitaire » ! mais disant cela on n’a rien dit ! ce qu’il faut voir, c’est que l’islamisme veut détruire les autres identités, celles qui s’opposent à son expansion… mais ça, Badiou n’en a cure ! il se borne à établir une équivalence rigoureuse entre « identité islamiste » et « identité française » ! on croit rêver devant tant de mauvaise foi…plus personne justement, dans le camp de la « réation » (auquel n’appartient pas Finky) ne veut imposer cette identité aux musulmans : on leur dit juste de rester chez eux, et de ne pas venir en France, s’ils refusent de s’assimiler à cette identité, par exemple s’ils refusent que leur fille épouse un français qui ne serait pas converti à l’Islam… je ne vois rien là de raciste, uniquement de la bonne logique !

de plus les tenants de l’identité française seraient « réactifs », ils voudraient « imiter les islamistes » en leur « opposant une défense désespérée de l’identité française » ! et en 1939, les français voulaient « imiter les nazis » ??

Mais brisons là, je crois que ceux qui ne voudront pas convenir du fait que Badiou est un sophiste sont des cas désespérés !

Finky a raison : Badiou est en fait au service de la mondialisation, du Gestell…et l’un des sophismes de ce grand connaisseur de Hegel consiste à confondre le niveau du particulier (l’identité française est un particularisme, en aucun cas un universalisme) et celui de l’universel : Islam comme révolution française se situent à ce niveau, la différence étant que l’Islam estun faux universalisme, une idolâtrie, alors que théoriquement, en principe, la Révolution française et ses valeurs de liberté de conscience est un universalisme véritable, comme le reconnaissait Fichte, ainsi que Hegel…

quelqu’un d’aussi cultivé que Badiou ne peut pas commettre une telle bourde de bonne foi : il ment, il est au service de l’armée communiste, avec son lieutenant Slavoj Zizek…deux inquiétants démons, vous pouvez m’en croire !

Mais pourquoi fait il cela ? pourquoi s’engage t’il ainsi, avec toute son intelligence, qui est immense, et toutes ses connaissances philosophiques et mathématiques, au service du Mal et de la destruction universelle ?

par révolte contre Dieu, contre la métaphysique, et contre l’Infini ! il suffit de lire le préambule de « La Vérité captive » de Maxence Caron pour comprendre d’où sort la pseudo-pensée de Badiou : de l’Abîme infernal, qui entend destituer l’Infini, le « disséminer » comme disent ces démons..

Il n’y a qu’un Infini : DIEU. l’Infini est pour Descartes un Nom, ou un Attribut,  Divin, le principal, le seul peut être; certes il accorde à la volonté humaine le caractère d’infinitude, mais en aucun cas il ne prétend que celle ci serait infinie comme Dieu l’est…là dessus lire « La pensée métaphysique de Descartes » (de Gouhier) :

http://books.google.fr/books?id=gTOL7W0w1LYC&pg=PA201&lpg=PA201&dq=Dieu+descartes+infini&source=bl&ots=bT0WL7_7mv&sig=q3dwDx48YO7z8JF15IyCZHIsluo&hl=fr&ei=DydXS4zrOcPB4gayr4G6Aw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=6&ved=0CB4Q6AEwBQ#v=onepage&q=Dieu%20descartes%20infini&f=false

et « Descartes et la connaissance de Dieu » de Laurence Devillairs:

http://books.google.fr/books?id=oQKNiyt8ghAC&pg=PA140&lpg=PA140&dq=Dieu+descartes+infini&source=bl&ots=4mmTa80fDK&sig=zGrgSt_TO4JX_jDvkuQmsL9k7hk&hl=fr&ei=3jhXS_v1HpHS4gbu6_HDAw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=9&ved=0CCEQ6AEwCA#v=onepage&q=Dieu%20descartes%20infini&f=false

 Badiou connaît et admire beaucoup Descartes mais il s’empare des découvertes (mathématiques) de Cantor et des ses alephs pour « disséminer » l’Infini : « rien de plus banal que l’infini », voilà du Badiou dans le texte ou à peu près…

Ce que Badiou trouve à redire au thème de l’identité, Maxence Caron l’explique très bien : c’est un résidu insupportable (aux outre-modernes) de l’ancienne pensée (métaphysique, qui était encore celel de Descartes et de Malebranche) qui doit céder la place définitivement à la nouvelle, qui ne veut entendre parler que d’immanence, de transitivité, fluence, changement, évènement ereignis, relation, morphismes, en aucun cas d’être, de substance, de transcendance.

Ce qu’il trouve à redire à l’ Etre, et à l’UN (autres Noms divins) , c’est qu’il les dissocie : l’Un n’est pas, c’est de là que part l’Etre et l’évènement. Et c’est vrai, l’Un , ni l’Etre, n’est (un étant).

Mais si cela sert à définir l’évènement comme « ultra-Un » alors la tentation luciférienne commence…

Ce qu’il trouve à redire à l’Infini, c’est que c’est Dieu, or Dieu est mort …conclusion : il faut le disséminer, faire que son cadavre se décompose…

Il y a une étape très ancienne, bien plus que les découvertes mathématiques de Cantor, celle d’un traité faussement attribué à Malebranche : le traité de l’Infini créé .

en voici le texte complet (on peut le télécharger en format pdf):

http://books.google.fr/books?id=VsEFAAAAQAAJ&printsec=frontcover&dq=infini+cr%C3%A9%C3%A9+malebranche&source=bl&ots=EA7h8j-DOy&sig=hVY_qmf8gDFbhS1JDCQJypJrM_Y&hl=fr&ei=hT1XS6_DKsmq4Qb919S2Aw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CAsQ6AEwAQ#v=onepage&q=&f=false

et voici un article sur la tentative de l’attribuer à Malebranche, justement titré « La subversion du sens » :

http://dspace.unitus.it/bitstream/2067/431/1/Infini%20cr%C3%A9%C3%A9%20et%20Malebranche.pdf

On ne retrouve rien de moins, dans cet ouvrage démoniaque, que les germes de la pensée de Badiou trois siècles plus tard : il y a plusieurs infinis actuels, une infinité, le monde est infini comme son Créateur, il y a un nombre infini d’esprits, et chacun est Infini comme Dieu…

évidememnt, il s’agit là d’imposture diabolique, jamais Descartes ni Malebranche n’auraient cautionné pareilles thèses !

Or ceci correspond aussi à l’une des campagnes de l’armée de TINA : remplacer l’Infini véritable, Dieu, par l’indéfinité de la mondialisation se présentant comme Infini , et niant ou non Dieu : Tina est bonne fille, et bonne mère, elle est « tolérante » puisque relativiste, elle admet en son cortège aussi bien athées radicaux comme Badiou que « croyants » islamiques ou non, l’important est que le (non-)monde de la pseudo-mondialisation actuelle puisse se présenter comme « aussi Infini » que Dieu, et ceci a été préparé dès l’époque de Malebranche par le traité de l’Infini créé

le discours de TINA, encore une fois, a été révélé clairement par Sidney Lumet dans « Network », en 1976,  au cours de la fameuse scène du film entre Arthur Jensen et Howard Beale, le journaliste-ivrogne pathétiquequ’il entend enrôler au service de TINA, c’est à dire d’Ahriman:

 http://www.blogg.org/blog-30140-billet-network_de_sidney_lumet___the_world_is_a_business-1116212.html

dont le texte se trouve ici :

http://www.imdb.com/title/tt0074958/quotes

voici comment au début de cette scène Arthur Jensen, le PDG du réseau (maffieux) de chaînes de télé, présente cette « infinité » du monde, de la Nature :

« Arthur Jensen: [bellowing] You have meddled with the primal forces of nature, Mr. Beale, and I won’t have it! Is that clear? You think you’ve merely stopped a business deal. That is not the case! The Arabs have taken billions of dollars out of this country, and now they must put it back! It is ebb and flow, tidal gravity! It is ecological balance! You are an old man who thinks in terms of nations and peoples. There are no nations. There are no peoples. There are no Russians. There are no Arabs. There are no third worlds. There is no West. There is only one holistic system of systems, one vast and immane, interwoven, interacting, multivariate, multinational dominion of dollars. Petro-dollars, electro-dollars, multi-dollars, reichmarks, rins, rubles, pounds, and shekels. It is the international system of currency which determines the totality of life on this planet. That is the natural order of things today. That is the atomic and subatomic and galactic structure of things today! And YOU have meddled with the primal forces of nature, and YOU…WILL…ATONE!  »

Le voilà, le pseudo-Infini, l’indéfini du « monde » que l’idéologie athée, qu’elle soit éclatante comme chez Badiou ou masquée par le relativisme et le « linguistic turn » (comme chez les penseurs analytiques, Rorty, etc..), entend mettre à la place de l’Infini de l’ancienne métaphysique , Dieu : cet « indéfini », c’est « the primal forces of Nature »

Tout est dit !

on ne peut imaginer obscurantisme et ténèbres plus profondes !

 nous sommes bien dans le scénario imaginé par Joseph Conrad dans « Heart of darkness« , dont Francis Ford Coppola a tiré « Apocalypse now » : les derniers mots de Kurtz :

 « the horror ! the horror ! the horror ! »

 sont prononcés dans la jungle, loin des yeux d’Occident et de la bien aimée blanche, et celui qui vient témoigner en Angleterre de ces derniers instants du « blanc ensauvagé » fera un pieux mensonge, et racontera à la fiancée ce qu’elle veut entendre, ce que toute petite oie blanche écervelée veut entendre :

 « il est mort en prononçant votre nom »

Seulement, un siècle après, la jungle a envahi jusqu’à l’Europe ; et le pieux mensonge risque de devenir réalité, en ce sens que le « nom de l’amour » , Tina et « pseudo-infini » oblige, devient réellement ce qu’a dit Kurtz , qui est maintenant n’importe quel petit commercial de banlieue :

« the horror ! the horror ! the horror ! »

et l’on s’explique que les islamistes aient le vent en poupe, et que partout dans le monde les minorités chrétiennes soient massacrée sans qu’aucun « intellectuel défenseur des droits de l’homme » n’élève la voix:

http://www.rebelles.info/article-mais-ou-sont-ils-2–42846739.html

Ainsi en a décidé Tina !

Comme disait l’autre : que faire ?

Je suis profondément persuadé que le combat à mener n’est pas celui des « black blocks » et de la violence, ni même celui de la politique, mais qu’il se situe au niveau philosophique: rétablir les droits de la métaphysique tout à la fois chrétienne et (néo-) platonicienne contre la pseudo-pensée de l’athéisme philosophique, hard ou « soft ».

C’est exactement ce que j’appelle la « Grande Croisade« .

Donc il faut combattre Badiou, et c’est tout à fait possible : je puis témoigner que j’ai vu un papier, écrit par un de nos jeunes mathématiciens les plus prometteurs, qui démonte complètement le schéma mathématique, à base de théorie des topoi et des Ω-ensembles, de « Logique des mondes », et qui pousse encore plus loin en pointant plusieurs incohérences au niveau philosophique (toutes de la même nature que celle que j’ai signalée plus haut, consistant à mélanger universel et particulier).

Je crois que je peux retrouver ce papier en cherchant bien, mais j’aurais besoin de la permission de celui qui l’a écrit pour en livrer ici les principales lignes, or je ne suis plus en contact avec lui. En tout cas puisque lui l’a fait, d’autres peuvent le faire…

Mais il y a  un travail encore plus urgent à mener à bien, c’est de remonter dans le passé pour voir quelles sont les failles dans la pensée métaphysique qui ont rendu possible l’irruption de l’athéisme et de cet « infini disséminé » qui prend la place du véritable Infini, de Dieu (qui en prend la place, non en réalité bien sûr, mais dans le network de pseudo-concepts qui nous enserre dans le filet ahrimanien de Tina….si vous voulez, de : THE MATRIX).

Nous avons cité le traité de l’Infini créé, qui remonte à l’époque de Malebranche.

Mais l’on peut remonter beaucoup plus loin, et je voudrais ici signaler aux chercheurs  et « travailleurs de la onzième heure » (dans les vignes du Seigneur ?) un fait curieux, que l’on trouve mis en évidence dans le livre de Françoise Hudry  (Editions VRIN):

« Le livre des vingt-quatre philosophes : résurgence d’un texte du IV ème siècle »

Vous pouvez trouver ce livre sur googlebooks :

http://books.google.fr/books?id=FZ4eZZI7yM4C&pg=PA9&lpg=PA9&dq=livres+des+XXIV+philosophes&source=bl&ots=aQvcr28MuY&sig=zDmwmhaWxctpI4VWeaGUScv-GeU&hl=fr&ei=E0BQS-WCMMvP4gbgp72KCQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&a

Il s’agit d’un opuscule latin, apparu de façon anonyme au tournant des XII ème et XIII ème siècles, qui se compose de 24 définitions de Dieu (qui figurent à la fin du livre ci dessus) , accompagnées d’un bref et obscur commentaire; l’une de ces définitions, la deuxième, est la célèbre, celle qui a fait couler beaucoup d’encre, sinon beaucoup de compréhension :

« Dieu est une sphère sans limite dont le centre est partout et la circonférence nulle part »

Françoise Hudry établit scientifiquement que ce livre remonte en fait au IV ème siècle, à Marius Victorinus, philosophe à la fois néo-platonicien, inspiré par Porphyre et Plotin, et chrétien. Et elle s’interroge, avec raisons, sur les variations importantes que subit le texte entre les différentes versions manuscrites, et notamment entre le manuscrit le plus ancien, dénommé Laon412, et la « versio communis » médiévale.

Lisons le commentaire à la 24 ème définition de Dieu, qui est à mon sens  la plus admirable, parce qu’elle semble nous être réservée, à nous autres contemporains oublieux de la vraie métaphysique et de la piété véritable, et à notre époque de déréliction et de ténèbres :

« Dieu est celui que l’esprit apprend à connaître de sa seule ignorance »

Dans la version antique, nous y trouvons l’indéfini du « monde », celui que Badiou au service de Tina entend nous faire prendre pour L’Infini, sous les termes latins : « infinitum in se », et que le traité antique oppose rigoureusement à la Lumière divine.

Voici le texte (traduction en français) du commentaire à la définition 24, dans la version la plus ancienne :

« Lorsque la lumière créée tombe sur un objet opaque, en sorte que son opacité devient si grande que la lumière soit impuissante à la dissiper à cause de sa forte densité, la lumière se brise alors en rayons et….du fait que ces rayons se multiplient au maximum, elle traverse ce milieu dense; il faut dire que c’est à l’inverse que se comporte l’indéterminé en soi (en latin : infinitum in se) à l’intérieur même des créatures, face à la lumière divine »

Mais cet « infinitum in se », cet « indéterminé en soi » a complètement disparu de la version commune médiévale : seule subsiste vaguement une « âme », sous la forme d’une res qui porte en soi une « mage de Dieu ».

Ce qui veut dire que le terrain est déblayé, rendu libre pour qu’émerge un « second Infini« , qui sera celui du traité du pseudo-Malebranche, et dont nous allons voir que Plotin explique très bien la nature potentiellement dangereuse, puis enfin l’ Infini disséminé des « outre-modernes » qui permet la mise en place de la société totalitaire mondiale de TINA-AHRIMAN.

le texte continue, mais ce n’est pas mon propos de l’étudier ici, j’en serais d’ailleurs bien incapable car je ne suis qu’un débutant et  il me semble très obscur : c’est un travail réservé à des recherches futures, sur ce blog ou sur    https://leserpentvert.wordpress.com

La mathesis universalis n’est pas abandonnée, mais la métaphysique est de retour : tel est le « paradigm shift » que j’ai annoncé depuis longtemps !

Il s’agit non pas d’une contradiction, mais d’une démarche nécessaire : rappelons que je me suis heurté à un fait incompréhensible, le fait que la « bonne science », entièrement spirituelle, de l’époque de Descartes, est devenue ensuite la technoscience qui nous enserre de plus en plus et nous rend esclaves. C’est aussi l’aporie que prend pour thème Olivier Rey dans « Itinéraire de l’égarement« , livre qui pose très bien les problèmes, mais échoue à trouver une solution, à mon avis, sauf ce « pas de côté » qui est en fait fuite hors du Concept.

quant à moi, j’essaye de trouver l’explication de l’aporie en remontant plus haut dans le passé, à la métaphysique antique et médiévale, donc…

 Je me bornerai juste ici à résumer les explications de Françoise Hudry : cet « indéterminé en soi« , c’est la matière sensible, rebelle à la Raison (c’est aussi il me semble la forme d’extériorité de Brunschvicg dans la « Modalité du jugement ») dont parle Plotin dans Ennéades II-4  (« Sur la matière »)  , dont vous trouverez le texte grec et la traduction ici:

http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/plotin/enneade24.htm

Comme je l’ai dit ces gouffres intellectuels, analogues à ceux de la fin de « Louis Lambert » de Balzac, dépassent entièrement mes maigres possibilités intellectuelles, je ne peux que contempler avec effroi et une sorte de ravissement glacé ces abîmes…je ne peux que reporter le lecteur aux passages que Françoise Hudry met en relation avec notre définition 24, et qui se trouvent dans les paragraphes 3 et 15 de l’Ennéade II-4 de Plotin:

paragraphe 3 : Françoise Hudry traduit le texte « Τάχα δὲ ἀνάπαλιν ἡ ἐνταῦθα » par : « la matière, ici, se comporte de manière inverse » : il s’agit donc de ce que Plotin appelle « matière sensible » (Ἡ δὲ τῶν γιγνομένων ὕλη ) ou « matière des choses engendrées », et qu’il oppose dans ce paragraphe III à la matière intelligible.

Il me semble que Françoise Hudry a ici raison d’identifier l’infinitum in se de la définition 24 à la « matière sensible » de Plotin..voici ce que dit Plotin sur l’opposition entre matière sensible et matière intelligible, et sur leur fonctionnement radicalement différent, qui explique, entre autres, le flux temporel caractérisant notre existence incarnée (chose que ne fait pas la physique moderne, qui se contente de le constater sous le nom d’entropie) :

« Ici-bas, en effet, la matière n’est toutes choses que par parties, n’est chaque chose que successivement : aussi rien n’est permanent au milieu de ces changements perpétuels, rien n’est jamais identique. La haut, au contraire, la matière est toutes choses simultanément, et, possédant toutes choses, elle ne saurait se transformer; donc, la matière n’est jamais informe là-haut : car elle n’est pas informe même ici-bas. Seulement l’une [la matière intelligible] est placée dans d’autres conditions que l’autre [la matière sensible]. « 

Mais c’est au paragraphe XV que Plotin aborde la, ou plutôt les, notions d’infini .

« ce qui reçoit l’ordre et la détermination est nécessairement l’infini (τὸ ἄπειρον) . Or ce qui reçoit l’ordre, c’est la matière avec toutes les choses qui, sans être la matière, y participent et en jouent le rôle. Donc la matière est l’infini même « 

et un peu plus loin

 » L’infini n’est donc pas un accident de la matière [il en est l’essence]. La matière est l’infini lui-même. Dans le monde intelligible même, elle est l’infini. « 

puis Plotin va jusqu’à parler de deux infinis !!!

« L’infini semble né de l’infinité de l’Un (τοῦ ἑνὸς ἀπειρία), soit de sa puissance, soit de son éternité : il n’y a pas infinité dans l’Un, mais l’Un est le créateur de l’infinité . Comment peut-il y avoir infinité à la fois là-haut et ici-bas [dans l’Un et dans la matière] ? C’est qu’il y a deux infinis  : il y a entre eux la même différence qu’entre l’archétype et l’image « 

nul doute que nous ne tenions là l’extrémité du Fil d’Ariane pour nous orienter dans ces ténèbres ! après, c’est à nous de marcher, dans le labyrinthe, pour parvenir au centre, à l’être, à Dieu !

l’infinitum in se, l’indéterminé en soi du commentaire de la définition 24, c’est le deuxième infini de Plotin, qu’il vaudrait mieux appeler « indéfini » :

« L’infini d’ici-bas est-il moins infini? Au contraire, il l’est plus. Par cela même que l’image est éloignée de l’être véritable, elle est plus infinie. L’infinité est plus grande dans ce qui est moins déterminé . Or ce qui est plus éloigné du bien est plus dans le mal. Donc là-haut l’infini, possédant plus l’être, est l’infini idéal (εἴδωλον ὡς ἄπειρον); ici-bas, l’infini possédant moins l’être, parce qu’il est éloigné de l’être et de la vérité, qu’il dégénère en image [de l’être véritable], est l’infini réel (ἀληθέστερον ἄπειρον). « 

Le fait signalé plus haut que l’indéterminé en soi, le second infini de Plotin, a disparu de la version médiévale du « Livre des XXIV philosophes », est de lui même illuminant sur l’évolution catastrophique de la pensée métaphysique du néo-platonisme du IV ème siècle aux XIIème-XIII ème siècles latin influencé comme on le sait par l’averroïsme et l’aristotélisme arabes. Car il est établi que l’athéisme européen prend là sa source.

Le fait que le « deuxième infini » disparaisse (dans le commentaire à la définition 24 de Dieu) ne veut pas dire  qu’il ne va plus « opérer », c’est même tout le contraire, puisqu’il va resurgir dans le Traité de l’Infini créé attribué faussement à Malebranche (ce qui marque une intention de nuire à la métaphysique chrétienne) : ce qui disparait, c’est la dernière trace de ce que savait et disait Plotin, à savoir que ce « deuxième infini », ou plutôt « indéfini » , est purement inconsistant s’il est envisagé (comme chez Badiou ou les outre-modernes) comme « indépendant » du véritable Infini, de dieu, et qu’il est toujours une potentialité de rébellion contre le LOGOS, ce qui se produira avec l’athéisme philosophique moderne, prenant sa source chez les philosophes arabes voir là dessus :

http://omphalos-metanoia.blogspot.com/2008/01/les-origines-arabes-de-lathisme.html

http://omphalos-metanoia.blogspot.com/2008/01/les-origines-arabes-de-lathisme_07.html

http://www.islam-documents.org/

C’est dans ce que Plotin appelle (avec une audace qui me met un peu mal à l ‘aise) « infini réel » qu’il faut voir le premier germe de ce qui deviendra ensuite l’indéterminé en soi du livre des 24 philosophes, « infinitum in se »rebelle à la lumière divine (celle du Chrit-Logos, qui est selon Malebranche Sagesse de Dieu), puis l’infini créé du traité du pseudo-Malebranche, et enfin l’infini disséminé des philosophes, qui ,tels Badiou , se sont emparés des découvertes de Cantor pour leur faire dire autre chose que des significations strictement mathématiques (dont le pauvre Cantor lui même ne s’est pas contenté, puisque je rappelle qu’il a eu des ennuis psychiatriques car il croyait avoir tué Dieu).

Puis, enfin, descendant toujours dans ce gouffre infernal, qui sans nul doute constitue ce que Guénon appelle l’éloignement progressif vis à vis du Principe et Cioran : « la chute dans le temps », nous arrivons aux forces de la nature primitive d’Arthur Jensen, et au « return to Nature, to wild Nature » de notre frère mathématicien-terroriste Theodor « Unabomber » Kaczynski, géant spirituel fracassé, que je me refuserai toujours à condamner car ce sont les gnômes de TINA qui sont coupables de sa chute dans la pure violence, dont je parlais dans les deux articles précédents…

qu’il me soit simplement permis d’adresser une pensée admirative à ce frère européen perdu en terre américaine et dans l’athéisme de ceux qui ont été rendus fous par la Femme écarlate, et aussi, ce qui n’est pas très difficile, de souligner son erreur : ce n’est pas dans un retour à la Nature, à la Nature sauvage qu’est l’issue, mais dans une montée vers l’Esprit …

il faudrait aussi étudier (une autre fois) l’évolution de Grothendieck, un géant encore plus grand, qui vit encore et aux dernières nouvelles veut interdire toute publication de ses travaux mathématiques…

Je saisis aussi cette occasion des ambiguités de Grothendieck et Kaczynski pour souligner la distance qui doit toujours nous séparer, nous qui nous voulons fidèles à l’exigence de l’Esprit, des « verts de terre » (écologistes) et des altermondialistes…

il n y’ a qu’un seul point sur lequel je suis totalement d’accord avec eux :

oui, un autre monde est possible, un monde dans lequel les altermondialistes et les écologistes auraient un cerveau…

Terminons cet article avec la fin du paragraphe XV du texte de Plotin, qui explique très bien, à mon avis, la dissémination et donc la banalité de l’infini  chez Badiou , mais cette fois de l’infini qui n’a plus aucun lien avec l’Infini idéal, celui du monde intelligible : cette notion de monde intelligible provoque d’ailleurs chez nous, hommes du 21 ème siècle,  soit hilarité, soit honte et dérision douloureuses :

« Y a-t-il identité entre l’infini et l’essence de l’infini ? Quand l’infini est raison et matière, l’infini et l’essence de l’infini sont deux choses différentes. Quand l’infini n’est que la matière, l’infini et l’essence de l’infini sont identiques. Disons mieux : ici-bas, l’infini n’a pas d’essence; sinon, il serait une raison, ce qui est contraire à la nature de l’infini. Donc la matière est en elle-même l’infini par opposition à la raison. De même que la raison, considérée en elle-même, est appelée raison, de même la matière, qui est opposée à la raison par son infinité et qui n’est nulle autre chose [que matière], doit être appelée infini. « 

et, au début du paragraphe XVI :

« La matière n’est pas identique à l’altérité même, mais à une partie de l’altérité, à celle qui est opposée aux êtres véritables et aux raisons. C’est en ce sens qu’on peut dire du non-être qu’il est quelque chose, qu’il est identique à la privation, pourvu que la privation soit l’opposition aux choses qui existent dans la raison »

Voilà pourquoi Badiou, qui veut (quand même) donner à ses « disciples » quelque chose de substantiel comme « nourriture spirituelle » mais sans pouvoir leur donner le véritable pain et le véritable vin, celui de l’Evangile, sinon ce démon serait obligé de reconnaître sa petitesse et de plier le genou devant CHRIST, voilà pourquoi Badiou doit imaginer la « doctrine fanstastique »  (et fantasque) de l’évènement qui sort de la juridiction de l’Etre, rabaissée par lui à la théorie des ensembles de Zermelo-Fraenkel !!

destin luciférien de tous ces démons ! qui ne peuvent exister en se différentiant (quand même !) de TINA et de son esclavage ahrimanien (ce que Badiou appelle matérialisme démocratique, mieux vaudrait dire démoncratique) qu’en fuyant toute raison supérieure (au sens de Saint Thomas d’Aquin) dans des billevesées de nature luciférienne !

et, au passage, voilà l’explication de sa complaisance envers l’Islam : entre lucifériens, on se comprend, on se serre les coudes !

Mais Badiou, tel un nouveau joueur de flûte de Hameln, entraîne ses « disciples » vers la montagne qui est Néant, en donnnant la fausse impression de conjurer les rats du désespoir et du nihilisme : et je conjure ceux-ci, s’ils me lisent, de faire un retour réflexif salutaire sur eux mêmes, pour se libérer de l’emprise démoniaque de la pseudo-intelligence de Badiou.

Il n’y a pas pire nihilisme que la pensée de BADIOU !

Car Brunschvicg nous a appris que l’intelligence qui ne débouche pas sur l’amour absolument désintéressé et universel (chrétien, donc : la charité, l’agapè) n’est pas la véritable Intelligence, mais une contrefaçon satanique de celle-ci.

Et l’on sait, d’après le « Second Faust » de Goethe, que Satan-Méphistophélès est le Prince des faux-monnayeurs…

En tout cas, moi, je ne cèderai plus à cette fascination : je place mon espoir et ma confiance en le seul CHRIST-LOGOS, Lumière qui vient en ce monde, et je m’abîme dans la poussière , car désormais seul Dieu pourra me libérer , et certainement pas les divagations lucifériennes de l’un ou de l’autre…

Seule la Vérité nous rendra libres !

Post Scriptum (22 janvier 2010) :

pour ceux qui s’interrogeraient encore sur la nature réelle de TINA et son existence, on peut la voir en action avec ce rapport sur le « racisme sur Internet » remis aujourd’hui à Fillon:

http://www.foruminternet.org/specialistes/veille-juridique/actualites/remise-au-premier-ministre-du-rapport-lutter-contre-le-racisme-sur-internet-2993.html

http://www.fdesouche.com/articles/94773

tout cela n’a évidemment aucun rapport avec une lutte véritable contre le racisme, qui passerait d’abord par une limitation drastique des flux d’immigration vers l’Europe en provenance de pays islamiques, et par un arrêt de toute « régularisation de sans papiers »..

Nous assistons peu à peu à la mise en place d’une société totalitaire, analogue à la stalinienne et la maoïste : « Brave New World » … le meilleur des mondes !

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