DIEU

tout va de mal en pis n’est ce pas ? plus personne désormais ne songera à le nier, et ce constat est valable aussi pour les pays qui s’en sortent le mieux au point de vue économique, les pays « émergents » , en premier lieu la Chine qui accède rapidement au statut de grande puissance internationale , et sera peut être la première dans 10 ou 20 ans ; à tel point que si les USA ont renoncé, faute d’argent, à renvoyer des hommes dans la Lune, la chine pourrait bien le faire dans les années 2020 ou 2030….

oui mais en quoi cela traduit il un véritable progrès du peuple Chinois ? en rien, et les observateurs qui connaissent bien ce pays remarquent que l’Etat « communiste » est engagé dans une véritable fuite en avant , et même une fuite à l’abîme : dès que le taux de croissance quite la zone des 8 % annuels, des troubles sociaux de grande ampleur menacent…

Je ne vais donc pas m’étendre là dessus, nous savons tous maintenant, ce qui n’était pas encore le cas il y a dix ans, que l’humanité est en train de sombrer dans l’abîme…

Nous tombons.

Mais l’on m’objectera que j’ai depuis longtemps insisté, sur le blog http://mathesis.blogg.org  par exemple, sur le caractère admirable d’un ouvrage de Brunschvicg qui a pour titre :

Le progrès de la conscience dans la philosophie occidentale

et qui est ici  (tome I et II):

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/progres_conscience_t1/progres_conscience_t1.html

http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/progres_conscience_t2/progres_conscience_t2.html

Alors ? il faudrait savoir!!!  y a t’il chute, ou progrès ?

Les deux !!!

Il y a chute tragique de l’humanité dans son ensemble par « éloignement progressif et accéléré » du Principe (Dieu) ET il y a progrès apporté par de grands hommes, assez rares au demeurant, dans le domaine de la philosophie, de la religion, et de la science.

Ceci répond d’ailleurs parfaitement au « pessimisme rationnel » de Brunschvicg, qu’il énonce ainsi : nous pouvons douter de NOTRE rapport à l’Esprit, mais pas de l’Esprit lui même… ou encore, parlant de l’humanité contemporaine (dans les années 1920, mais je ne pense pas que le diagnostic ait changé aujourd’hui) :

« le sommet s’élève, mais la base s’enfonce »

C’est aussi le diagnostic de gens aussi différents (entre eux et par rapport à Brunschvicg, et donc au modeste disciple de celui ci qu’est votre serviteur) que René Guénon et que Cioran, qui parle de la « chute dans le temps ».

C’est aussi celui de la Bhagavad Gitâ, quand elle affirme que chaque fois que le Dharma (l’ordre cosmique) est menacé dans ses fondements mêmes, l’Etre suprême (appelé Krishna, ou d’autres noms) s’incarne et « redresse la situation ».

Mais c’est avant tout la Bible et le christianisme qui permettent le mieux de comprendre « ce qui nous arrive », et ce qui ne peut que nous arriver, avec la « thèse », ou la « théorie » (je sais que ces mots sont idiots, mais je n’arrive pas à trouver le terme juste) du péché originel.

Si j’admets maintenant, ce qui n’était pas le cas encore il y a un an, que le christianisme est la « religion » et la « philosophie » (là encore je n’arrive pas à trouver le terme juste) qui est supérieure à toutes les autres, c’est avant tout à cause de ces deux choses, qui y sont présentes en lui et lui seul : le péché originel et la Trinité, le caractère UN et TRINE de l’Absolu, du Principe, de Dieu.

Par contre je n’arrive absolument pas à « comprendre » l’Incarnation de Dieu en un homme historique : Jésus-Christ. Ce que je nommais il n’y a pas si longtemps encore un « mythe », sublime certes, ou dans les jours où j’étais mal luné une « fable », continue encore aujourd’hui à me scandaliser…

La Trinité et le péché originel non plus, je ne les « comprends » pas, et c’est bien normal, puisqu’il s’agit des deux vérités les plus sublimes de toutes. Mais j’arrive à admettre sans aucun recul leur caractère de vérité absolument nécessaire.

Mais je l’admets « les yeux fermés » en me disant que si les deux autres sont justes, et signalent donc le caractère supérieur et indépassable du christianisme, celui là doit l’être aussi…credo quia absurdum !

Eh oui ! tout arrive, et c’est là encore un « signe » du caractère profondément « troublé » et incompréhensible de l’époque que nous vivons : c’est un homme tel que moi, qui fut « athée » très longtemps, qui ne connaît rien aux religions, ni aux autres domaines de l’esprit d’ailleurs, qui se propose ici d’entrer dans l’arène philosophique pour servir en combattant du christianisme, contre des « géants » d’une culture incomparablement supérieure tels que Badiou !

Je demande donc humblement au Christ, au Logos, à la Sagesse de Dieu, la Raison universelle des esprits, de m’aider : sans Lui, je ne puis rien, que m’écraser dans la fange et la poussière ou la boue qui est mon séjour…

Quand quelqu’un a une communication importante à faire, il invoque les puissances cosmiques, le Ciel, la Terre, le Soleil, les Etoiles : par exemple, dans le Coran, lorsque le Maître spirituel (le « gourou » ébionite Waraqa Bin Nawfal ) s’adresse pour la première fois à Mahomet, qu’il veut convertir au monothéisme..

Moi je me contenterai, pour donner du « poids » à mes propos, d’invoquer ma souffrance d’homme qui se sait mortel, promis sous peu à l’anéantissement, et écrasé par le savoir indubitable d ‘avoir complètement raté sa vie dans tous les domaines, d’avoir gaspillé ses maigres « talents », donnés par Dieu, de par sa propre faute, en menant une existence pusillanime, vouée aux « plaisirs »…

et encore… des plaisirs qui se sont révélés être des sources de souffrances innombrables; ce que j’aurais pu savoir d’emblée si j’avais pris au sérieux, dans mes jeunes années, deux livres admirables qu’il faut absolument prendre au sérieux : la Bhagavad-Gitâ, et le Traité de la réforme de l’entendement, de Spinoza..

mais je suis, à moi tout seul, un « peuple à la nuque raide » !

Ce n’est pas rien une telle souffrance ! ça, au moins, c’est vrai… »ça c’est vraiment toi » dirait le groupe « Téléphone » !

mais je pourrais aussi citer les dernières lignes  de « Comment c’est », de Samuel Beckett, pour en parler, de cette souffrance :

«si tout ça tout ça oui si tout ça n’est pas comment dire pas de réponse si tout ça n’est pas faux oui

tous ces calculs oui explications oui toute l’histoire d’un bout à l’autre complètement faux oui…

et cette histoire de procession pas de réponse cette histoire de procession oui jamais eu de procession non ni de voyage non…

non jamais eu personne non que moi pas de réponse que moi oui ça alors c’était vrai oui moi c’était vrai oui

et moi je m’appelle comment pas de réponse MOI JE M’APPELLE COMMENT hurlements bon»

ou bien, encore mieux, les fascinants vers de Milton au début de « Paradis perdu », décrivant la situation de Satan et de ses compagnons, après leur chute dans l’Enfer :

http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Paradis_perdu

«D’un seul coup d’oeil, et aussi loin que perce le regard des anges, il voit le lieu triste dévasté et désert : ce donjon horrible, arrondi de toutes parts, comme une grande fournaise flamboyait. De ces flammes point de lumière, mais des ténèbres visibles servent seulement à découvrir des vues de malheur ; régions de chagrin, obscurité plaintive, où la paix, où le repos ne peuvent jamais habiter, l’espérance jamais venir, elle qui vient à tous ! Mais là des supplices sans fin, là un déluge de feu, nourri d’un soufre qui brûle sans se consumer.

Tel est le lieu que l’Eternelle Justice prépara pour ces rebelles ; ici elle ordonna leur prison dans les Ténèbres extérieures »

Non que j’ose me comparer à Satan : à tout seigneur tout honneur !

Mais je considère que cette souffrance, à défaut du Cogito, prouve ma validité, ma substantialité, ma « réalité », quand même, malgrès tout…

et c’est adossé à elle, à cette voix intérieure qui ne me quittera jamais, et sera toujours là pour moi, à l’instar de celle de la fin de « L’arrêt de mort » de Maurice Blanchot, que je parlerai, que j’oserai élever la voix, moi, pauvre vers de terre,  et ceci pour parler du sujet le plus sacré, le plus difficile entre tous :

 DIEU

Oui, j’oserai, pour commencer, contredire l’un des plus grands philosophes de notre temps, un véritable philosophe celui là, pas un imposteur à la BHL : Eric Weil.

Car à celui ci qui dit que la philosophie n’a pas de présupposés, j’oserai rétorquer qu’elle en a un et un seul :  Dieu.

La philosophie est recherche de la Vérité, c’est à dire de Dieu : elle est un discours qui part de Dieu pour aller à Dieu. Un parcours circulaire ; mais entre temps, tout aura été démontré par la Raison.

Seulement, on me demandera sans doute de « prouver », puisque ce blog se veut « philosophique », « démonstratif » , l’existence de ce que je clame être mon point de départ et mon point d’arrivée : l’existence de Dieu.

Or, ici, je serais de mauvaise « foi » si j’invoquais les innombrables « preuves de l’existence de Dieu » qui existent dans l’oeuvre des grands philosophes : Saint Thomas d’aquin, Saint Bonaventure, Saint Anselme, Descartes, Spinoza, Lagneau, et bien d’autres…la dernière en date étant celle, purement formalisée logiquement, de Kurt Gödel.

Car ces « preuves » accomplissent  un tout autre office que celui de « prouver », au sens logique ou mathématique, l’existence de Dieu, aussi ne contenteront elles jamais ceux qui se croient, ou se prétendent, ou s’affirment, athées, ou « agnostiques »..

Et c’est bien pour cela que l’athéisme, qui est une véritable absurdité philosophique et rationnelle, ne cesse de croître et d’embellir : à cause d’une mauvise compréhension de tous les discours philsophiques sur dieu, à commencer par celui de l’Evangile..

Ces « preuves » sont admirables et il faut absolument les lire, les relire, les méditer des années, les assimiler, s’en nourrir pendant toute la vie; mais elles ont un tout autre but que de « prouver » , au sens scientifique, l’existence de leur objet, mise à part peut être celle de Gödel.

Ainsi que l’a montré Hegel, leur véritable sens réside en une « élévation de l’esprit humain à l’Esprit Infini qui est Dieu« , et non pas en une démonstration extérieure à son objet et formelle…

Je clame, et j’affirme, qu’il n’y a pas besoin de prouver l’existence de Dieu, et que c’est même la seule chose qui n’a pas besoin d’être prouvée, parce qu’elle est une certitude absolue, absolument apodictique si l’on veut…

Ceci par contre est une thèse : j’entends ici la démontrer, ce qui sera bref !

Elle n’est d’ailleurs pas nouvelle, et Descartes dit déjà :

 «J’ai en quelque façon premièrement en moi la notion de l’infini que du fini, c’est-à-dire de Dieu que de moi-même.»

L’Infini, c’est l’Etre, l’UN, Dieu : contrairement à ce que dit Lacuria, j’estime que l’Infini, malgrés la forme négative du mot, n’est pas une négation : c’est le fini qui est une négation, ou plutôt une détermination, une forme délimitée sur l’Infini; d’ailleurs toute détermination est une négation. Il faut que l’Infini soit, d’abord, pour que l’on puisse y découper une forme délimitée, « finie ». Aussi n’est il pas l’Infini mathématique, qui est plutôt l’indéfini, c’est à dire l’Infini, ou l’Etre, uni avec une idée du Non-être.

Le Non -être n’est pas, mais Dieu a une idée du Non être, pour pouvoir penser, c’est à dire s’agissant de Dieu « créer », des êtres différents de lui, des mixtes,  ayant une « part » de non-être : seul l’Etre, l’Infini, n’a aucune part de Non-être, et d’ailleurs aucune part du tout, puisqu’il est UN. A cet Infinicorrespond plutôt le signe-mot 1, à l’indéfini correspond plutôt le ∞….

A cette préséance de l’Infini sur le fini, correspond chez Descartes, selon une démonstration rigoureuse, une préséance de Dieu sur moi même, selon l’Etre, bien que selon le connaître, selon l’ordre analytique la preuve de l’existence de l’ego soit donnée d’abord, dans la première médiatation, avec le célèbre cogito…..

mais je ne veux pas ici résumer ou commenter Descartes… j’ai dit que je démontrerais l’absolue évidence de « l’existence » de Dieu, voici cette démonstration…

avec juste une précaution préalable sur le mot « existence », qui est à l’origine de la plupart des mécompréhensions athées ou agnostiques : nous n’avons que deux sortes de notions de l’existence, en préambule à l’étude de la philosophie, l’existence des objets étendus dans l’espace-temps d’une part, et l’existence des objets abstraits, dont l’archétype est celui des objets mathématiques.

Pour démontrer que les corbeaux existent, il suffit de trouver un corbeau; pour démontrer que Marcel Truc existe, il suffit de connaître son adresse, qui peut éventuellement être l’emplacement de son cercueil… par contre il est beaucoup plus délicat de démontrer que les licornes et les fées n’existent pas.  D’ailleurs les fées existent, j’en connais une…

Pour démontrer qu’un objet abstrait existe, il faut entrer dans l’arène logico-mathématique : pour prendre un exemple célèbre, nous savons depuis 1994 et la démonstration d’Andrew Wiles que le nombre premier P  qui est le maximum des nombres premiers p tels que l’équation :

Xp + Yp = Zp

ait une solution en nombre entiers X,Y,Z non nuls, ce nombre P existe et est égal à 2 : c’est le grand théorème de Fermat; avant 1994 on ne savait pas si P existait…

pour plus de précisions sur ce domaine des objets abstraits, voir la page de Zalta et son livre « Abstract objects » :

http://mally.stanford.edu/

http://mally.stanford.edu/publications.html

http://books.google.fr/books?id=voCSP6k3FCcC&dq=zalta+abstract+objects&printsec=frontcover&source=bn&hl=fr&ei=7a9yS9sBy7XiBryY1NgJ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=5&ved=0CCEQ6AEwBA#v=onepage&q=&f=false

Mais bien sûr l’existence de Dieu ne peut correspondre à aucun de ces deux modes d’existence, si du moins elle doit prendre sens, si Dieu doit être Dieu: aussi vaut il mieux éviter le terme « exister », ou bien le comprendre « cum grano salis », à charge de ceux qui ne tiennent pas compte de cette précaution de définir le sens du terme « existence » qu’ils utiliseront, et qui ne peut être l’un des deux sens que nous utilisons dans la vie de tous les jours…

Ceci étant dit, portons sur nous même un regard réflexif : que voulons nous exactement « faire », c’est à dire « penser », quand nous réclamons une « preuve » de l’existence de Dieu ? voulons nous une démonstration sur le modèle des mathématiques ?

il est facile de voir que ceci ne peut être, car une telle démonstration devrait partir d’un ou plusieurs axiomes présupposés, dont on dériverait Dieu par des règles d’inférence logique : or qui garantira la vérité des axiomes ? l’évidence ? mais si une telle évidence n’est pas absolue, elle pourra toujours tomber sous le doute sceptique, et seul Dieu peut garantir vraiment quelque chose de manière absolue : nous serions alors ramenés à la foi, à la nécessité de croire en Dieu préalablement à toute évidence, à toute rationalité. La Foi précèderait la Raison: or Descartes a déjà démontré le contraire, mais je veux ici en donner une autre démonstration.

Regardons plus attentivement : quelle est au juste la « nature » de la question de Dieu ? est une question comme nous en rencontrons dans la vie de tous les jours, un problème de type mathématique, un jeu, un débat comme à « C’est mon choix » ?

Evidemment non ! la question de Dieu est la plus haute, elle doit, si elle a un sens , engager notre existence, notre vie, notre façon d’être…ce n’est pas un « problème » technique ou intellectuel que nous pourrions résoudre techniquement..

Dans la question de Dieu, nous sommes mis en question pour autant qu’il s’agit de notre Etre même !

L’Idée de Dieu a , si elel correspond à Dieu qui est l’Infini, une infinité de « facettes » infinies : mais en voici au moins deux sans lesquelles l’Idée que nous nous ferions de Dieu ne saurait correspondre à Dieu : cette Idée doit recouvrir le Bien absolu, la Valeur par excellence, et aussi l’Intelligibilité totale du « monde » phénoménal, de « tout ce qui arrive »…

L’Intelligibilité divine correspond au second terme de la Trinité, au Fils, au Verbe, qui est la Sagesse de Dieu : c’est ce qu’a mis en avant Einstein quand il parlait de « Dieu » comme se confondant avec le fait que « le monde est intelligible aux hommes de science, dans la physique ».

 Dieu n’est pas seulement cela, mais il est aussi cela, car s’il y avait dans le monde phénoménal un « résidu d’inintelligiblité », dont nous pourions savoir (comment ?) que par principe l’homme ne peut le comprendre, il n’y aurait pas de sens à poser la question de dieu, de ce qui est « avant » et « au delà  » du monde : on pourrait rétorquer à qui poserait cette question : « comprenez et expliquez d’abord le noyau inintelligible, et après vous piourrez poser des questions en direction du Tout »

ensuite la Valeur : « Dieu » doit garantir l’orientation absolue de ma vie, et de celle de tout être vivant raisonnable…

Nous qui débattons ensemble de manière rationnelle, philosophique, sur la question de Dieu, en la rédusiant et simplifiant au point de savoir si Dieu est ou non, nous voulons que l’éventuelle réponse affirmative à la question nous permette d’orienter absolument notre vie, et de l’orienter non pas dans un conflit , mais dans une intersubjectivité et un Amour absolus.

Sinon Dieu ne serait pas le Bien, la Valeur, mais il serait au même niveau que les « biens » matériels ou sensibles pour lesquels les hommes sont en concurrence et se font la guerre, ou au niveau des Idoles ethniques des obscurantismes religieux, tels le faux Dieu de l’Islam, que les guerriers d’Allah cherchent à imposer à toute l’humanité par la guerre dite « sainte ».

Imaginons que nous répondions « NON » à la question de Dieu : qu’est ce que cela signifierait ?

 Cela signifierait qu’il est impossible qu’il y ait un Bien véritable que tous les hommes puissent prendre pour Etoile Polaire pour orienter leur vie, leur pensée, et leur action; ET cela voudrait dire que si le Bien véritable est, alors il ne peut pas garantir l’intelligibilité totale du monde.

Soit la Valeur absolue manque, soit l’Intelligibilité absolue de ce qui arrive manque, soit les deux…

Je dis que quelqu’un qui dit cela sans se tuer, ou sans chercher à détuire toute existence, effectue une « contradiction performative » !

Qu’est ce qu’une contradiction performative ? c’est quand je dis quelque chose, mais que mon action démentit ce que je dis… par exemple si je dis : « aucun train ne passera sur cette voie avant demain, c’est une certitude », mais que je refuse de m’asseoir sur la voie aujourd’hui…

Dire que la Valeur, et/ou que l’Intelligibilité absolue manque, c’est dire qu’il est impossible qu’une existence humaine soit possible : c’est dire que seule une existence animale et instinctive, en concurrence  pour les biens sensibles et en guerre pour imposer sa « croyance » ethnique , sera éternellement le lot des humains…

C’est donc dire que l’existence humaine n’a pas de sens : puisque l’existence se résume à une existence animale, et que de touters façons il faut mourir un jour, pourquoi respecter la justicie, pourquoi ne pas se mettre à tuer tout le monde pour lui prendre ses possessions, ses femelles, etc…?

par peur de la police ? mais ceci n’est pas humain !

par peur d’être tué dans la guerre de tous contre tous ?

mais de toutes façons il faut mourir !

Si l’on dit cela, et il est tout à fait possible de le dire, alors il faut en tirer la conséquence, si du moins nous nous plaçons à ce niverau où l’existence est engagée dans sa totalirté par la pensée : puisqu’il est impossible de tuer tout le monde, et de conquérir tout, il faut se tuer…

or jamais l’on n’a vu quelqu’un se tuer parce qu’il ne croyait pas en Dieu, parce qu’il avait démontré qu’il n’y a pas de Dieu !

sauf dans Dostoievsky !

On voit beaucoup de gens se tuer, mais ils confirment par là qu’ils pensent que la tragédie est réelle, que la Vie est réelle, que Dieu est réel, et qu’ils sont impuisants à rejoindre la Vie, qu’ils sont indignes de Dieu.

Ce n’est pas Dieu qui les fait penser ainsi : c’est eux qui se mentent à eux mêmes , parce qu’ils ne savent pas ce qu’est la Pensée!

Je ne me tue pas, je ne tue pas, je ne viole pas, et je ne fais pas cela par peur de la police (sinon je me tuerais).

Donc, rétroactivement, pour paraphraser Badiou en le retournant : DIEU EST.

CQFD.

 

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